La morale du jugement de Salomon

La morale du jugement de Salomon

Le jugement de Salomon est une des plus célèbres illustrations de la justice.

Est-ce une bonne façon de rendre justice, vous serez plus à même de décider après avoir lu le résumé, puis le texte lui-même, et enfin d’en comprendre la morale.

Résumé du jugement de Salomon


Dans cet épisode de la Bible, le roi Salomon (2e fils du roi David) rend un jugement radical. Deux femmes ont chacune un fils. L’un des deux vient à mourir. Alors la mère de celui-ci le remplace avec le bébé encore vivant.

Et les deux mères prétendent que ce fils encore vivant est le leur.

Salomon décide alors de trancher le bébé en deux pour donner une part à chacune. La véritable mère préfère donner le bébé vivant à l’autre femme, tandis que celle qui n’est pas la mère est d’accord pour partager.

Le roi Salomon reconnait ainsi la véritable mère, et lui redonne son bébé.

Texte du jugement de Salomon

Alors deux prostituées vinrent se présenter devant le roi (Salomon). L’une dit : « Je t’en supplie, mon seigneur; moi et cette femme, nous habitons la même maison et j’ai accouché alors qu’elle s’y trouvait. Or, trois jours après mon accouchement, cette femme accoucha à son tour. Nous étions ensemble, sans personne d’autre dans la maison; il n’y avait que nous deux. Le fils de cette femme mourut une nuit parce qu’elle s’était couchée sur lui. Elle se leva au milieu de la nuit, prit mon fils qui était à côté de moi – ta servante dormait – et le coucha contre elle; et son fils, le mort, elle le coucha contre moi. Je me levai le matin pour allaiter mon fils, mais il était mort. Le jour venu, je le regardai attentivement, mais ce n’était pas mon fils, celui dont j’avais accouché ». L’autre femme dit : « Non ! mon fils, c’est le vivant, et ton fils, c’est le mort »; mais la première continuait à dire : « Non ! ton fils, c’est le mort et mon fils, c’est le vivant ». Ainsi parlaient-elles devant le roi. Le roi dit :  » Celle-ci dit : « Mon fils, c’est le vivant, et ton fils, c’est le mort »; et celle-là dit : « Non ! ton fils, c’est le mort, et mon fils, c’est le vivant » « . Le roi dit : « Apportez-moi une épée ! » Et l’on apporta l’épée devant le roi. Et le roi dit : « Coupez en deux l’enfant vivant et donnez-en une moitié à l’une et une moitié à l’autre ». La femme dont le fils était le vivant dit au roi, car ses entrailles étaient émues au sujet de son fils : « Pardon, mon seigneur ! Donnez-lui le bébé vivant, mais ne le tuez pas !  » Tandis que l’autre disait : « Il ne sera ni à moi, ni à toi ! Coupez !  » Alors le roi prit la parole et dit : « Donnez à la première le bébé vivant, ne le tuez pas; c’est elle qui est la mère ».
Tout Israël entendit parler du jugement qu’avait rendu le roi et l’on craignit le roi, car on avait vu qu’il y avait en lui une sagesse divine pour rendre justice.

Premier livre des Rois (3, 16-28)

La morale du jugement de Salomon

Pour rendre la justice, le récit de Salomon évoque deux méthodes :


1. La méthode qu’il semble d’abord vouloir employer :


Donner à chaque partie une portion de l’objet réclamé. Partager la récompense, le dû.

2. La seconde méthode qu’il emploie finalement :

Forcer par un choix radical au faux de se démasquer et au vrai de se révéler. Trouver le jugement raisonnable par la menace d’un jugement radical.

Culture générale : la Justice

Leonaert Bramer – Jugement de Salomon (MET Museum)

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