Annales de Sciences Po Bordeaux BAC+3 (entrée en 4e année)

L'entrée à BAC+3 de Sciences Po Bordeaux est possible en réussissant le concours qui réunit trois épreuves :

- une épreuve de culture générale (4h) : voir ci-dessous les annales
- une épreuve à option : histoire, géographie, droit public, sociologie, droit privé, civilisation chinoise, civilisation japonaise, civilisation russe, ethnologie anthropologie, gestion, ou économie
- une épreuve de langue vivante : compréhension, version, essai

Les annales du concours à BAC+3 sont disponibles sur le site de Sciences Po Bordeaux. Vous y trouverez notamment les autres sujets de langue que nous n'avons pas répertoriés : ici seuls les sujets d'anglais sont indiqués.

Les dernières années, les sujets comportent également un dossier de documents. Le sujet est une dissertation à partir des documents proposés.

Le concours BAC+3 vise une entrée en 4e année.

-> Annales de Sciences Po Bordeaux à BAC+0
 

>> Annales du concours Sciences Po Bordeaux BAC+3

Sujet Sciences Po Bordeaux 2018 (entrée en 4e année) :


Sujet Sciences Po Bordeaux 2017 (entrée en 4e année) :

Majeure Affaires internationales : En quoi les institutions sont-elles importantes pour le développement ?
Majeure Affaires internationales BIRD : Iran and Nuclear Proliferation
Majeure Carrières publiques :  Quel rôle pour l'Etat et les collectivités territoriales face aux défis environnementaux ?
Majeure Politique, société, communication : Les élites ont-elles perdu les peuples ?
Majeure Management de projets et organisations : Innover.

Sujet d'Anglais : Universal basic income is not a magic solution, but it could help millions - Anthony Painter The Guardian, Wednesday 4 January 2017


Sujet Sciences Po Bordeaux 2016 (entrée en 4e année) :

Majeure Affaires internationales : Les enjeux des migrations actuelles
Majeure Affaires internationales BIRD : China’s Rise and Its Consequences
Majeure Carrières publiques :  En France, peut-on dissocier citoyenneté et nationalité ?
Majeure Politique, société, communication : La société civile participe-t-elle de la démocratie ?
Majeure Management de projets et organisations : Le recours au mécénat pour financer des activités d’utilité sociale, voire de service public, est de plus en plus favorisé. En vous appuyant sur les documents proposés, vous analyserez les différents enjeux soulevés par cette évolution.

Sujet d'Anglais : Keep David Cameron's renegotiation in perspective - Feb 18th 2016, by BAGEHOT – adapted from The Economist

Sujet Sciences Po Bordeaux 2015 (entrée en 4e année) :

Majeure Affaires internationales
: Les pays émergents, de nouvelles puissances dans la mondialisation ?
Majeure Carrières publiques :  Les collectivités publiques peuvent‐elles garantir la sécurité ?
Majeure Politique, société, communication : Qui gouverne ?
Majeure Management de projets et organisations : La rentabilité

Sujet d'Anglais : Should we value extremism? - Mark Easton – bbc.co.uk – 13 May 2015

 

explosion nucléaire
"La catastrophe." était le sujet
de Sciences Po Bordeaux
entrée en 3e année en 2011

Sujet Sciences Po Bordeaux BAC+3 2014 : Convaincre.

Sujet Sciences Po Bordeaux BAC+3 2013 : L'argent

Sujet Sciences Po Bordeaux BAC+3 2012 : L'intérêt général.

Sujet Sciences Po Bordeaux BAC+3 2011 : La catastrophe.

Sujet Sciences Po Bordeaux BAC+3 2010 : Changer la vie.

Sujet Sciences Po Bordeaux BAC+3 2009 : Désobéir.

Sujet Sciences Po Bordeaux BAC+3 2008 : L'âge

Sujet Sciences Po Bordeaux BAC+3 2007 : L'urgence

Sujet Sciences Po Bordeaux BAC+3 2006 : Le conflit a-t-il un sens ?

Sujet Sciences Po Bordeaux BAC+3 2005 : La mémoire est-elle la force des peuples ?

Sujet Sciences Po Bordeaux BAC+3 2004 : Les révolutions ont-elles un avenir ?

Sujet Sciences Po Bordeaux BAC+3 2003 : Nos sociétés ont-elles besoin de héros ?

 

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Lettre de Spinoza sur la liberté

Voici le texte intégral de la lettre de Spinoza à propos de la liberté, adressée à G. H. Schuller.

Ce texte complet de la lettre est suivi par un commentaire de texte, qui constitue une correction possible si le sujet vous est posé lors d'une épreuve de philosophie.

Ces corrigés vous permettront de mieux comprendre le texte et expliquent ce qu'il faut lire derrière les lignes. Néanmoins, la lecture de la lettre originale est importante avant de lire la correction - commentaire de texte.

 

>> Texte intégral de la lettre de Spinoza sur la liberté

 

J'appelle libre, quant à moi, une chose qui est et agit par la seule nécessité de sa nature ; contrainte, celle qui est déterminée par une autre à exister et à agir d'une certaine façon déterminée.
Dieu, par exemple, existe librement bien que nécessairement parce qu'il existe par la seule nécessité de sa nature. De même aussi Dieu se connaît lui-même librement parce qu'il existe par la seule nécessité de sa nature. De même aussi Dieu se connaît lui-même et connaît toutes choses librement, parce qu'il suit de la seule nécessité de sa nature que Dieu connaisse toutes choses. Vous le voyez bien, je ne fais pas consister la liberté dans un libre décret mais dans une libre nécessité.
 
 
Mais descendons aux choses créées qui sont toutes déterminées par des causes extérieures à exister et à agir d'une certaine façon déterminée. Pour rendre cela clair et intelligible, concevons une chose très simple : une pierre par exemple reçoit d'une cause extérieure qui la pousse, une certaine quantité de mouvements et, l'impulsion de la cause extérieure venant à cesser, elle continuera à se mouvoir nécessairement. Cette persistance de la pierre dans le mouvement est une contrainte, non parce qu'elle est nécessaire, mais parce qu'elle doit être définie par l'impulsion d'une cause extérieure. Et ce qui est vrai de la pierre il faut l'entendre de toute chose singulière, quelle que soit la complexité qu'il vous plaise de lui attribuer, si nombreuses que puissent être ses aptitudes, parce que toute chose singulière est nécessairement déterminée par une cause extérieure à exister et à agir d'une certaine manière déterminée.
 
 
Concevez maintenant, si vous voulez bien, que la pierre, tandis qu'elle continue de se mouvoir, pense et sache qu'elle fait effort, autant qu'elle peut, pour se mouvoir. Cette pierre assurément, puisqu'elle a conscience de son effort seulement et qu'elle n'est en aucune façon indifférente, croira qu'elle est très libre et qu'elle ne persévère dans son mouvement que parce qu'elle le veut.
Telle est cette liberté humaine que tous se vantent de posséder et qui consiste en cela seul que les hommes ont conscience de leurs appétits et ignorent les causes qui les déterminent. Un enfant croit librement appéter le lait, un jeune garçon irrité vouloir se venger et, s'il est poltron, vouloir fuir. Un ivrogne croit dire par un libre décret de son âme ce qu'ensuite, revenu à la sobriété, il aurait voulu taire. De même un délirant, un bavard, et bien d'autres de même farine, croient agir par un libre décret de l'âme et non se laisser contraindre.
Ce préjugé étant naturel, congénital parmi tous les hommes, ils ne s'en libèrent pas aisément. Bien qu'en effet l'expérience enseigne plus que suffisamment que, s'ils est une chose dont les hommes soient peu capables , c'est de régler leurs appétits et, bien qu'ils constatent que partagés entre deux affections contraires, souvent ils voient le meilleur et font le pire, ils croient cependant qu'ils sont libres, et cela parce qu'il y a certaines choses n'excitant en eux qu'un appétit léger, aisément maitrisé par le souvenir fréquemment rappelé de quelque autre chose.
 
 
Baruch SPINOZA, lettre à Schuller, Lettre LVIII, in Œuvres

 

 

>> Commentaire de texte : Explications sur la lettre de Spinoza à propos de la liberté

 

[INTRODUCTION
 
[Thème] Dans sa correspondance, dont une partie prend place après la parution de l’Ethique, Spinoza a maintes fois l’occasion d’aborder le thème de la liberté. Il en est ici de nouveau question.
[Présentation de l'auteur] Baruch Spinoza est un philosophe néerlandais du XVIIe siècle, dont les écrits lui ont valu une excommunication de la communauté juive. Si ses ouvrages sont alors scandaleux, ce n’est pas tant par un quelconque refus de la religion, mais bien par sa réinterprétation ou son interprétation simplement des concepts religieux mais aussi philosophiques, au nombre desquels la liberté doit compter.
[Enjeu]  Cette lettre s’inscrit donc à une époque où la liberté entendue comme libre-arbitre veut être préservée, notamment pour rendre compte du péché comme acte délibéré et contre la réforme protestante qui un siècle plus tôt en Europe également ouvre la voie à la notion de prédestination.
[Problématique]  Ainsi, le problème auquel répond Spinoza dans sa lettre à G. H. Schuller est celui de comprendre comment le préjugé du libre-arbitre peut être percé et élucidé par les êtres humains. Comment la liberté peut être conçue pour ce qu’elle est, à savoir une libre nécessité plutôt qu’un libre décret, ce dernier n’étant qu’une illusion ?
[Thèse] Spinoza souligne l’importance de se défaire des superstitions, au rang desquelles appartient le libre-arbitre, et qui réside dans le fait que l’homme pense savoir qu’il vit selon sa propre décision, alors qu’il ne fait que suivre la nécessité.
[Plan] Pour aboutir à cette thèse, il est possible d’identifier trois mouvements dans le texte selon ses trois paragraphes : d’abord, Spinoza rappelle les conclusions de l’Ethique, en précisant ce qu’i appelle liberté. Puis il fait voir les développements et les conséquences de ces conclusions en insistant sur le fait que toute chose est déterminée si elle est singulière. Enfin, il porte un coup à l’illusion de maîtrise des hommes en dévoilant par plusieurs exemples que l’homme n’est pas cet « empire dans un empire » (Ethique) qu’il croit être.
[Importance] Cette découverte, à savoir que la liberté en tant que libre-arbitre n’est qu’illusion, est fondamentale dans l’histoire de la philosophie, puisque les auteurs à venir ne feront que se situer par rapport à Spinoza sur cette question ; d’où la phrase de Hegel : « l’alternative est : Spinoza ou pas de philosophie. ».
 
[PREMIÈRE PARTIE
 
Dans la première partie, Spinoza entend donc rappeler les conclusions de l’Ethique.
Spinoza commence donc par faire la distinction entre ce qui est libre et contraint. Est libre une « chose qui est et agit par la seule nécessité de sa nature ». Pour Spinoza, la nécessité consiste en ce qui ne peut pas ne pas être, ce qui dans l’Ethique vaut pour Dieu lui-même et donc le monde. Si tout n’est pas libre, tout est nécessaire pour Spinoza. Le contingent n’est pas une caractéristique du monde possible. Il est donc plus important d’insister sur les mots « la seule nécessité de sa nature » dans le sens où rien d’extérieur n’intervient, et c’est ce qui donne le caractère libre. Au contraire, ce qui est contraint est « déterminé par une autre à exister ». C’est bien l’agent extérieur qui fonde la distinction, car tout est nécessaire.
D’où est il est possible de dire de Dieu qu’il est libre. Car si lui-même est nécessaire, c’est-à-dire qu’il n’aurait pas pu ne pas être ou être différent, pour autant rien ne l’a poussé à exister ou à persévérer dans son être de manière causale et par un agent extérieur. Dieu, également, « connaît toutes choses librement » de façon évidente à la lecture de l’Ethique, puisque Dieu consiste en le monde entier, il est illimité et infini, ces attributs dérivant de sa nature par définition. Puisqu’il est toutes choses, il « connaît » toutes choses.
C’est pourquoi Spinoza rectifie contre la possibilité de galvauder les termes l’idée que la liberté pour lui reviendrait au « libre décret » notion synonyme de « libre-arbitre » tel qu’il est posé par Saint Thomas d’Aquin dans sa Somme théologique, « décret » insistant sur le pouvoir décisionnel. La liberté pour Spinoza consiste donc à suivre sa propre nature, et rien d’autre.
 
 
[DEUXIÈME PARTIE
 
Dans la seconde partie de ce texte, Spinoza prend l’exemple d’une chose singulière pour rendre compte qu’elle est déterminée par une cause extérieure et donc contrainte.
Pour bien comprendre l’exemple que prend Spinoza, il convient de voir qu’i prépare en fait une comparaison avec l’être humain. Mais à ce moment, Spinoza se contente de « descendre » à une chose singulière, dont personne n’affirme ou n’a affirmé qu’elle pourrait être libre : en l’occurrence une pierre. Ainsi une pierre jetée par quelqu’un, ou entraînée par quelque chose d’autre, imprimera un mouvement et sera en déplacement. Personne ne soupçonnerait alors que cette pierre est libre. Si cette réflexion servira pour la troisième partie, dans la présente Spinoza définit ainsi une chose contrainte, et généralise depuis a pierre à toute chose singulière, c’est-à-dire toute chose qui est unique et bien présente, matérielle. Il est important de dire que Spinoza inclut les êtres vivants, animaux comme humains, visés en particulier par formule « quelque chose la complexité qu’il vous plaise de lui attribuer ». Ainsi il n’est pas de différence radicale entre une pierre, un animal et un être humain, si ce n’est par la complexité, qui sont tous des choses singulières. Or toute chose chose singulière, donc un homme u compris, existe par une cause et d’une certaine façon déterminée, tout comme la pierre a été jetée. La seule exception étant bien sûr Dieu, qui n’est provoqué ou engendré par aucune cause extérieure ni déterminé à agir d’aucune sorte.
 
[TROISIÈME PARTIE
 
Spinoza dans la troisième partie montre par l’exemple comment comprendre le préjugé du libre-arbitre.
Sa démonstration par l’exemple passe par l’idée d’accorder à la pierre, donc pour rappel personne ne soupçonne qu’elle soit libre, la pensée et la conscience. Bien sûr le parallèle avec l’homme est voulu et important. Il s’agit pour Spinoza de faire voir que l’homme a simplement conscience et sait qu’il se meut et qu’il « persévère dans son mouvement » sans pour autant être maître de ses actions, sans qu’il ne soit cet « empire dans un empire », illusion dénoncée déjà dans l’Ethique. Ainsi que la pierre n’est pas dotée de liberté mais est contrainte, de même l’homme est déterminé. L’illusion tient donc seulement au fait que les hommes sont conscients de leur conatus, terme spinoziste décrivant l’effort de persévérer dans son être. Mais les hommes ne se rendant pas compte de toutes les causes qui les poussent à agir, de même que la pierre ne s’entraîne pas elle-même, ils croient alors qu’ils sont libres. Il serait possible d’ajouter que cette désillusion est une humiliation pour l’homme comme le dénote l’utilisation du terme « se vante », car cette illusion participait pour l’homme de se croire tout puissant sur lui-même.Spinoza en ce sens énumère une série d’exemples pour renforcer son argumentation et ainsi au passage marquer le fait qu’il n’y a pas de radicale différence entre « un enfant », « un jeune garçon irrité », « un ivrogne », « un délirant » ou encore « un bavard », mais surtout avec un adulte qui n’a aucune de ces conditions ou de condition similaire. Ils sont certes différents par la conscience et la pensée qu’ils ont sur eux-mêmes, mais pas du tout dans le fait qu’is sont entièrement déterminés.
L’être humain, quelle que soit sa condition ou sa proximité avec des standards « normaux » n’est donc pas libre dans le sens d’un libre décret. Circonstance atténuante de cette éerreur, Spinoza explique que cette illusion est naturelle, c’est-à-dire qu’elle vient à l’esprit spontanément. Mais l’Ethique est bien l’ouvrage qui appelle à se détacher de cette opinion, et cette lettre conclut de faire comprendre ce qu’est réellement la liberté pour Spinoza.
 
[CONCLUSION
 
[Bilan] En conclusion, il s’agit dans cette lettre à G. H. Schuller non seulement de rappeler le résultat de l’Ethique en matière de liberté, mais surtout de pourfendre définitivement le caractère illusoire du libre-arbitre, en dévoilant par l’exemple ce qu’est vraiment la liberté et ce qu’elle n’est pas. 
[Ouvertures] L’être humain, duquel il faut exclure tout libre-arbitre, se trouve ainsi remis à sa place dans l’immensité du monde que Dieu est. C’est pourquoi, il faudrait d’une part réfléchir sur cette humiliation, ou « blessure narcissique » d’après les termes de Freud, ce dernier ne l’ayant pas inclus dans son Introduction à la psychanalyse comme une des blessures, alors qu’il pourrait être remarqué un rapprochement avec la critique de l’inconscient, qui pousse à dire que l’homme n’est pas son propre maître. D’autre part, il serait intéressant de voir comment pour Spinoza la destruction de l’illusion du libre-arbitre conduit à mieux connaître Dieu, et par conséquent se rapprocher de la félicité.

 

 

Je pense et les représentations - Kant

Un texte à méditer, sur le thème de la représentation en lien avec la conscience.

Emmanuel Kant y décrit comment la personne pensante peut faire ce retour réflexif avec ses représentations.

 

Le je pense doit pouvoir accompagner toutes mes représentations ; car autrement serait représenté en moi quelque chose qui ne pourrait pas du tout être pensé, ce qui revient à dire ou que la représentation serait impossible, ou que, du moins, elle ne serait rien pour moi. La représentation qui peut être donnée avant toute pensée s'appelle intuition. Par conséquent, tout le divers de l'intuition a un rapport nécessaire au je pense dans le même sujet où se rencontre ce divers. Mais cette représentation est un acte de la spontanéité, c'est-à-dire qu'on ne saurait la considérer comme appartenant à la sensibilité. Je la nomme aperception pure pour la distinguer de l'aperception empirique, ou encore aperception originaire parce qu'elle est cette conscience de soi qui, en produisant la représentation je pense, doit pouvoir accompagner toutes les autres, et qui est une et identique en toute conscience, ne peut être accompagnée d'aucune autre. J'appelle encore l'unité de cette représentation l'unité transcendantale de la conscience de soi, pour désigner la possibilité de la connaissance a priori qui en dérive. En effet, les diverses représentations qui sont données dans une certaine intuition ne seraient pas toutes ensemble mes représentations si elles n'appartenaient pas toutes ensemble à une conscience de soi, c'est-à-dire qu'en tant qu'elles sont mes représentations (quoique je n'en aie pas conscience à ce titre), elles doivent pourtant être nécessairement conformes à la condition qui seule leur permet d'être groupées dans une conscience générale de soi, puisque autrement elles ne m'appartiendraient pas entièrement.

Emmanuel Kant, Critique de la raison pure (1781), « déduction transcendantale », §16.