Rousseau et le secret

Pour Rousseau, la transparence et la vérité sont des buts à atteindre. Ainsi qu'il l'écrit dans le livre IV des Confessions :

"Je voudrais pouvoir en quelque façon rendre mon âme transparente aux yeux du lecteur."

Il n'y a dans son œuvre pas beaucoup de place au secret.

Sa devise en est le témoignage : Vitam impendere vero, à savoir "consacrer sa vie à la vérité".

 

Mais cette exigence de vérité, et donc cette entreprise pour détruire le secret, est aussi valable dans la sphère politique.

 

En 1772, Jean-Jacques Rousseau remarque dans Considérations sur le Gouvernement de Pologne que le moyen "le plus fort, le plus puissant" consiste à "faire en sorte que tous les citoyens se sentent incessamment sous les yeux du public, que nul n'avance et ne parvienne que par la faveur publique"

L'estime publique est le gage d'un bon fonctionnement politique.

 

C'est pourquoi Rousseau accorde et constate un avantage aux Etats les plus petits, parce que "tous les citoyens s'y connaissent mutuellement et s'entreregardent, que les chefs peuvent voir par eux-mêmes le mal qui se fait, le bien qu'ils ont à faire."

 

 

 

-> Citations sur le Secret

 

-> Culture générale : le Secret <-

Origines du droit et de la justice

Justice et droit sont intimement liés. Jus, en latin, signifie le droit. Droit et institutions juridiques ont une même origine.


Justice humaine est entendue au sens des institutions, des personnages et des règles établis par les humains pour rendre la justice.

 

-> Définitions de la Justice
 

I. Comment la justice est-elle devenue une institution

 

A. La sédentarisation rend le droit nécessaire


1. Lorsque les hommes étaient nomades, la résolution des conflits ne posait pas de problème : les fauteurs de troubles étaient exclus
2. La sédentarisation oblige les hommes à créer des règles, pour éviter les conflits et les contrôler

B. Le droit rend la justice humaine nécessaire

1. Dans les premiers temps, les juges sont choisis pour appliquer le droit et rendre la justice, parmi les personnages considérés les plus sages, notamment du fait de l'expérience : les personnes âgées, les chefs, les personnalités connues
2. Toujours dans les premiers temps, les Juges, du fait de leur sagesse et de leur importance, deviennent des chefs politiques, notamment en Israël.
 

II. Les origines du droit selon les penseurs modernes


A. Nicolas Machiavel


Nicolas Machiavel
1.L'origine du droit vient des rapports de forces entre les acteurs de la politique. Le tyran pour se faire respecter doit soumettre ses sujets à lui obéir. A cet effet, il impose sa loi, il donne des devoirs à ses sujets.

2. Le droit naît donc dans la contrainte et la soumission.

 



    B. Jean-Jacques Rousseau


Machiavel
1.Le droit a été créé pour remédier aux conflits, notamment dus au droit de la propriété.

2. "Le premier qui, ayant enclos un terrain, s'avisa de dire : ceci est à moi, et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société." Discours sur l'inégalité en 1755

 

 

 

Vous aimerez aussi :
-> La justice du droit <-
-> Culture générale : la Justice <-

 

 

 

Comment Schopenhauer renvoie les philosophes sur l'amour

 

Schopenhauer est un penseur indépendant.

Il le prouve une fois de plus en écartant tour à tour les conceptions philosophiques de l'amour de ses prédécesseurs.

Sont ainsi évacuées les analyses de (les noms ont été mis en gras dans le texte) :

  • Platon
  • Rousseau
  • Kant
  • Platner
  • Spinoza

Ce sont autant d'auteurs vers qui nous vous renvoyons pour creuser davantage ce thème de l'amour.

On ne peut donc douter, d'après les faits que je viens de rappeler, ni de la réalité ni de l'importance de l'amour ; aussi, au lieu de s'étonner qu'un philosophe n'ait pas craint, pour une fois, de faire sien ce thème éternel des poètes, devrait-on s'étonner plutôt qu'une passion qui joue dans toute la vie humaine un rôle de premier ordre n'ait pas encore été prise en considération par les philosophes et soit restée jusqu'ici comme une terre inexplorée. Celui qui s'est le plus occupé de la question, c'est Platon, surtout dans le Banquet et le Phèdre : mais tout ce qu'il avance à ce sujet reste dans le domaine des mythes, des fables et de la fantaisie, et ne se rapporte guère qu'à la pédérastie grecque. Le peu que dit Rousseau sur ce point dans le Discours sur l'inégalité est faux et insuffisant. Kant traite la question, dans la troisième section de son écrit Sur le sentiment du beau et du sublime ; mais son analyse est superficielle, faute de connaissance du sujet, et se trouve ainsi en partie inexacte. Quant à l'examen qu'en fait Platner dans son Anthropologie (§§ 1347 et suiv.), chacun le trouvera faible et sans profondeur. La définition de Spinoza mérite d'être rapportée pour son extrême naïveté, ne serait-ce que par plaisir : « Amor est titillatio, concomitante idea causæ externæ. » [L'amour est un chatouillement, accompagné de la représentation d'une cause extérieure] (Éthique, IV, proposit. XLIV, dem.) On voit que je n'ai ni à me servir de mes prédécesseurs, ni à les combattre. Le sujet s'est de lui-même imposé à moi et est venu prendre place dans l'ensemble de ma conception du monde. Je ne peux guère compter d'ailleurs sur l'approbation de ceux mêmes que cette passion domine et qui cherchent à exprimer la violence de leurs sentiments par les images les plus sublimes et les plus éthérées : ma conception de l'amour leur paraîtra trop physique, trop matérielle, si métaphysique et si transcendante qu'elle soit au fond. Qu'ils veuillent bien considérer au préalable que l'objet chéri qui leur inspire aujourd'hui des madrigaux et des sonnets, s'il était né dix-huit ans plus tôt, aurait à peine obtenu d'eux un regard.

Arthur Schopenhauer, Le monde comme volonté et comme représentation, Chapitre « XLIV : MÉTAPHYSIQUE DE L'AMOUR »

 

 

-> Culture générale : l'Amour <-