8 moyens de s'améliorer en langues vivantes

Vous étudiez l'anglais, l'espagnol, l'allemand, le russe, l'arabe... ?

Sciences Po vous est donc accessible !

 

>> Pourquoi réviser les langues vivantes  pour Sciences Po ?

 

L'importance de travailler ces langues étrangères s'avère évidente quand vous vous souvenez qu'il s'agit :

 

 

- d'une des matières les plus valorisées pour tous les Sciences Po (ouverture internationale)

- d'une épreuve obligatoire pour tous les examens d'entrée quel que soit le niveau.

- de la seule note éliminatoire à Sciences Po Paris (7 minimum)

 

Sans compter tous les avantages que vous apporte la maîtrise d'une langue étrangère : voyager, se cultiver, découvrir, comprendre, trouver un travail.

 

 

>> Comment réviser les Langues Étrangères ?

 

 

Cette aisance avec les langues étrangères se cultive. Elle s'enrichit au contact desdites langues.

 

1. Se concentrer sur une seule langue

 

Choisissez une seule langue parmi celles proposées aux épreuves visées et n'en changez plus. Sciences Po propose de toute façon une seule épreuve pour une seule langue.

 

Vous concentrerez tous vos efforts dans cette spécialité, et deviendrez ainsi imbattables dans votre domaine.

 

Une langue étrangère rare permet de se démarquer des autres.

 

2. Établir vos objectifs pour se préparer efficacement

 

L'épreuve Langue Étrangère de Sciences Po se passe à l'écrit.

Il faut donc préparer deux parties :

- comprendre la littérature étrangère

- rédiger en langue étrangère.

 

Se concentrer sur vos capacités littéraires apparaît donc plus stratégique que s'améliorer à l'oral.

 

Le meilleur moyen de s'améliorer en rédaction est l'assimilation du style d'écriture étranger. Votre esprit s'imprégnera de leur manière de rédiger, de tourner les phrases, du vocabulaire utilisé.

Par conséquent : lire pour mieux rédiger.

 

3. Vos sources de lecture de Littérature Étrangère

 

Plus le plaisir est grand, plus l'apprentissage est facile.

 

Vous pouvez donc lire :

 

- des paroles de chanson en langue étrangère

 

Avantages : retenir les paroles sera agréable grâce à la musique et aisé grâce aux rimes.

Exemple : Adele (album 21) pour l'anglais est un excellent choix

 

- vos romans préférés en langue étrangère :

Avantages : vous connaissez déjà l'histoire, la lecture sera donc aisée et l'apprentissage considérablement efficace.

Exemple : Harry Potter pour toutes les langues

 

- le journal :

Avantages : le plus adapté à Sciences Po, l'épreuve porte quasiment toujours sur un article de journal de l'année. En outre, vous faites d'une pierre deux coups en révisant aussi pour la culture générale

Exemple : The Economist, El Mundo, Die Zeit

 

4. Se fixer un rythme

 

Se fixer un rythme accroît votre motivation :

- vous constatez ainsi votre progression

- vous vous assurez de vous améliorer chaque jour

- vous gardez une constance salutaire

 

Établissez ainsi :

 

- à quelle fréquence vous lirez :

exemple. chaque jour

 

- pendant combien de temps vous lirez : ex. toute l'année

 

- à quelle heure vous lirez :

ex. avant de dormir

 

- combien vous lirez :

ex. un article

 

5. Lire efficacement une langue étrangère

 

 

Passez simplement les passages que vous ne comprenez pas du premier coup.

 

Vous les comprendrez avec le contexte, ou ne les comprendrez pas, peu importe.

 

Chercher le sens de chaque mot, chaque phrase dans un dictionnaire ne rendra que lente et laborieuse votre lecture.

 

Si un mot revient souvent et que vous n'avez  pas deviné son sens, il est alors pertinent de le noter.

Vous chercherez alors sa traduction à la fin de votre lecture.

 

Un triple avantage à noter seulement les mots apparaissant fréquemment :

 

- ils s'ancreront facilement dans votre mémoire

- vous aurez davantage de chances de les rencontrer pour une compréhension de texte

- ils sont typiques de la langue étrangère étudiée, vous montrerez ainsi votre familiarité avec la langue

 

Vous pourrez ainsi constituer à bon escient un répertoire de mots utiles, pourquoi pas classés par nature : nom, préposition, adjectif, etc.

 

Une méthode particulièrement efficace est de se fixer un nombre de mots à noter par jour : 10 mots chaque jour par exemple.

Vous prendrez soin de relire les mots de la veille avant votre lecture du jour

 

 

6. Les bonus : se faire plaisir à la télé

 

 

Vous regardez une série télévisée, vous aimez une émission ? Regardez-les en langue originale.

 

Bien qu'elles ne concernent pas spécifiquement la littérature étrangère, il s'agit toujours d'un plus dans la fréquentation d'une langue.

 

Toutes les émissions à la TV ont leur équivalent étranger, des plus inutiles aux plus intellectuelles :

 

le JT de la BBC - le 20h de TF1,

Who wants to be a billionaire - Qui veut gagner des millions

 

Et toutes vos séries : Les Experts, Desperates Housewives, etc. sont diffusées sur toutes les télés du monde dans toutes les langues étrangères.

 

Les avantages : les émissions sont quasiment toutes de meilleure qualité à l'étranger.

Comparer les audiences d'American Idol et de Nouvelle Star pour avoir une idée.

 

 

7. Vivre dans un environnement en langue étrangère

 

Plus vous vivez au contact d'une langue étrangère, mieux vous l'apprivoisez.

 

Vous relisez chaque jour une quantité d'information dans votre langue, notamment dans le domaine technologique.

 

Or les technologies actuelles ont l'avantage de s'adresser au monde entier.

 

Changez donc la langue de votre portable, de votre console de jeux, de votre ordinateur, de facebook ou de twitter.

Vous vous assurez ainsi d'un contact permanent avec votre langue étrangère tout en surfant avec plaisir sur vos sites préférés.

 

8. Partir en voyage

 

Le meilleur moyen d'appliquer le point précédent : partir simplement à l'étranger !

Vous l'avez compris, plus le contact est fréquent, mieux vous vous imprégnez et vous apprenez : alors dans l'idéal partez seul, chez une famille nombreuse à l'étranger, sans rien écouter de français, et les progrès seront bien sûr spectaculaires, proportionnellement au temps passé.

 

Ce dernier point est bien sûr un idéal, différemment accessible à tous, certaines astuces permettent cependant de surmonter quelques barrières :

 

l'argent : partez-y en échange d'un service, s'occuper des enfants par exemple

trouver un contact : demander aux amis et à la famille, qui auront eux-mêmes des amis ou de la famille à l'étranger, et ainsi de suite

le temps : les vacances sont le moment le plus propice, notamment l'été. Partir dans le cadre de ses études, au lycée comme à l'université, est aussi une bonne solution.

 

Vous avez désormais toutes les clés pour maîtriser une langue vivante étrangère et obtenir la meilleure note aux épreuves de Sciences Po !

 

 

70 mots allemands courants sur la politique

Pour vous entraîner en allemand, et pour réussir vos copies, nous vous proposons cette liste de plus de 70 mots allemands qui vous seront utiles pour obtenir de bonnes notes. Ces mots courants sont à chaque fois accompagnés de la traduction en langue française.

Vous trouverez d'abord les noms courants de la politique en allemand, puis les adjectifs courants ou qualificatifs courants de la politique en allemand, et enfin les verbes courants de la politique en allemand.

 

>> Noms courants de la politique en allemand

 

der/die Abgeordnete: député(e)

die Abstimmung: suffrage, vote

die Anwendung: usage, emploi, application

Arbeitgeber: patron, patronat

das Aufkommen: apparition, génèse

die Aufsicht: surveillance

die Befugnis: autorisation, pouvoir

abhängig Beschäftigter: salarié

die Besatzung: occupation

Bundesstaat: État fédéral

der Öffentliche Dienst: service public

Gliedstaaten: États membres

der Einfluß: influence

die Erfüllung: réalisation, exécution auschließlich: exclusif

der Fürst: le princ

die Bindung: liaison, rapport

der Befehl: commandement

der Einspruch: objection

der Erlaß: décret

das Feuilleton: les pages „Culture“ d‘un journal

der/die Freiberufler: profession libérale

der Gesetzgeber: législateur

die Geistlichkeit: clergé

die rechtsprechende Gewalt: pouvoir judiciaire

die vollziehende Gewalt: pouvoir exécutif

das Gewicht: poids, pesanteur

der Hochschulabschluß: diplôme d‘enseignement supérieur

der Hauptschulabschluß: premier diplôme d‘enseignement secondaire

Kernenergie: énergie nucléaire

die Leistung: accomplissement, exploit, performance, prestation, rendement, réalisation der Schwangerschaftsabbruch: IVG

der Landwirt: agriculteur

gleichgeschlechtliche Partnerschaften: unions homosexuelles

die Rechtssprechung: juridiction

der/die Selbstständige: entrepreneur

das Staatsoberhaupt: chef d‘État

die Streitkräfte (f): forces armées

die Stimme: la voix

die Übersicht: aperçu, vue d‘ensemble

der Verband, die Verbände: association, groupe d‘intérêt, formation

die Vergesellschaftung: socialisation, formation de société

das Verhalten: comportement, attitude, conduite

der/die Vorsitzende: präsident

die Werbung: publicité, recrutement

der Wert: valeur

die Zähmung: domestication,
 

>> Adjectifs courants ou qualificatifs courants de la politique en allemand

 

abwählen: défaire aux urnes, ne pas réélire

abweichen: s‘écarter, dévier

anklagen, die Anklage: accuser

ausrufen, die Ausrufung: déclarer

auflösen, die Auflösung: dissoudre

einschränken: limiter

erlangen: acquérir, obtenir

ein Gesetz erlassen: promulger une loi

ernennen: nommer, désigner

entlassen: congédier, déposer, destituer, renvoyer, relâcher, licencier die Vertrauensfrage: vote de confiance

Einspruch erheben: protester

ersuchen, das Ersuchen: demande, requête

flechten: tresser

ringen: lutter

mitwirken, die Mitwirkung: participer

sprerren: bloquer

vertreiben: distribuer (chasser, expulser, repousser)

verweigern: refuser

wahren: préserver

zustimmen: approuver

 

>> Verbes courants de la politique en allemand

 

anteilsmäßig: proportionnellement

eigenwillig: peu conforme aux normes

(un)eingeschränkt: (il)limité

erforderlich: requis

gepflegt: soigné

gewichtig: considérable, très important

kostenpflichtig: payant

schlampig: mal soigné, négligé

verwirken: être désaissi d‘un droit abweisen: rejeter

vorzeitig: précoce

 

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Les Etats-Unis à l'époque de la guerre du Vietnam - Histoire populaire de la société des Etats-Unis après 1945

 

Pour comprendre qu'est-ce qu'une histoire populaire des Etats-Unis, le travail d'historien de Howard Zinn, et pour retrouver le sommaire de cette histoire : rendez-vous ici Histoire populaire de la société des Etats-Unis après 1945.

 

>> Les Etats-Unis à l'époque de la guerre du Vietnam

 

>> La 1ère partie de la guerre d'Indochine

 

En 1945, le Japon évacua l'Indochine. Les révolutionnaires dirigés par Ho Chi Minh qui les avaient combattus rédigent une Déclaration d'indépendance, où ils critiquent en particulier les colonialistes français.

Craignant le contrôle des puissances occidentales sur l'Indochine, Ho Chi Minh envoie des lettres au président Truman en 1945 et 1946, ainsi qu'une aux Nations unies, en rappelant le principe d'autodétermination, mais le président Américain ne fit aucune réponse.

La guerre d'Indochine commença en octobre 1946, quand les Français bombardèrent le port d'Haiphong. Les Etats-Unis vinrent en aide aux Français : ils financèrent en tout 80% de la guerre française. Les raisons invoquées étaient celles de lutter contre le communisme, et ce qui fut appelé plus tard la théorie des dominos : si un pays devenait communiste, il deviendrait contagieux pour ses voisins.

En 1954, les Français renoncèrent à la guerre, devant une population fidèle à Ho Chi Minh. Le Sud-Vietnam demeura sous l'emprise des Etats-Unis, qui placèrent Ngo Dinh Diem au gouvernement. Peu populaire du fait de sa religion, catholique alors que la population était plutôt bouddhiste, de ses intérêts économiques, alors que la population était composée de petits paysans, Diem réagissait avec force, et emprisonnait notamment les opposants qui dénonçaient la corruption. Vers 1958, la guérilla alimentée par le Nord-Vietnam menaçait le gouvernement. Le Front national de libération, connu sous le sigle FNL, réunit les mécontents. Pike estimait à environ 300 000 le nombre de membres du FNL début 1962.

 

>> La 2nde partie de la guerre d'Indochine

 

Kennedy en 1961 prit la suite de l'action engagée par Truman et Eisenhower. En mai 1963, l'immolation par le feu d'un moine bouddhiste à Saigon fut prise en exemple par d'autres moines. La réaction de la police engrangea de nombreuses violences.

Des généraux vietnamiens, en contact avec le responsable local de la CIA,, complotèrent contre Diem. Ceci n'allait pas contre les intérêts des Etats-Unis, pour qui Diem était devenu gênant. Les généraux prirent le palais présidentiel le 1er novembre 1963, et Diem en fuite fut rattrapé et exécuté.

3 semaines après, Lyndon Johnson succédait à Kennedy, après l'assassinat de ce dernier.

Lyndon B. Johnson
Conférence de Lyndon B. Johnson le 28 juillet 1965,
"Why we are in Vietnam"

Au Sud-Vietnam, le FNL demeurait populaire. Johnson prit pour prétexte le fait que "le destroyer américain Maddox" avait "été l'objet d'une agression injustifiée", évènement qui n'aurait été en fait qu'un coup monté des Etats-Unis, pour relancer la guerre au Vietnam. En 1965, plus de 200 000 soldats furent d'abord envoyés, bientôt rejoints par 200 000 autres soldats en 1966. Des régions entières du Sud Vietnam furent déclarées "Free Fire Zones" : toute personne s'y trouvant, même civile, était considérée comme un ennemi. Les hommes qui pouvaient orter une arme étaient tués, les maisons détruites par le feu, et des camps de réfugiés avaient été mis en place. La Croix-Rouge internationale a fait part depuis de documents estimant le nombre de prisonniers dans ces camps au plus fort de la guerre : 65000 personnes à 70000 personnes.

La Cour suprême, à qui furent adressées des pétitions pour montrer l'inconstitutionnalité de la guerre, se refusa d'étudier la question. A la fin de la guerre,  7 millions de tonnes de bombes avaient été lancées au Vietnam. Les produits toxiques délivrés eurent aussi de forts impacts négatifs sur l'environnement et probablement sur les naissances.

Le 16 mars 1968 eut lieu la tragédie de My Lai, du nom du village : tous les habitants y furent tués, regroupés dans une fosse. Il s'agirait de 450 à 500 personnes, surtout des femmes, des enfants, et des vieux, selon Seymour Hersh qui a dédié un livre à cet évènement. My Lai n'aurait pourtant pas été un cas isolé.

Au début de cette année 1968, le FNL lance l'offensive du Têt, et parvient jusqu'à Saigon, même si l'attaque est contrecarrée.

 

>> Les premières protestations contre la guerre au Vietnam

 

La popularité de Johnson est si basse que celui-ci annonce en 1968 qu'il ne se représentera pas. Les Etats-Unis commencent à faire revenir leurs troupes.

La même année, Richard Nixon succède à Johnson à la présidence, et continue le retrait des troupes. En février 1972, les soldats américains sont 150 000 seulement au Vietnam. Nixon confie la poursuite du conflit aux forces sud-vietnamiennes, en ne faisant que financer et soutenir matériellement le gouvernement : c'est la "vietnamisation" du conflit. C'est un moyen pour Nixon de ne pas arrêter la guerre, tout en contentant la population.

En 1970, Nixon et Henry Kissinger essaient de s'imposer au Cambodge, mais c'est un échec. En 1971, 800 00 tonnes de bombes auraient été envoyées au Laos, Cambodge, et Vietnam, par les Etats-Unis, notamment en soutenant le Sud-Vietnam contre le Laos.

Les oppositions de la population américaine vinrent en particulier du mouvement pour les droits civiques. Le SNCC, Student Nonviolent Coordinating Committee, s'opposa publiquement en 1966 à la "politique agressive en parfaite violation des lois internationales" des Etats-Unis. Le boxeur Muhammad Ali dénonça une "guerre de l'homme blanc", et Martin Luther King déclara : "D'une manière ou d'une autre, cette folie doit cesser".

A partir de 1964, le slogan "Nous n'irons pas" irriguait la société américaine, tandis que des jeunes refusaient de s'inscrire pour l'incorporation.  Un de ces protestataires, David O'Brien, brûla ses papiers militaires ; cet acte fut l'objet d'une décision de la Cour suprême, qui refusa l'argument de la "liberté d'expression".

Le nombre de personnes réfractaires traitées en justice explosa : milieu 1965, 385 poursuites judiciaires, en 1968, 3500 poursuites, et 300 960 en 1969.

 

>> L'amplification des mouvements de contestation de la guerre

 

Deux évènements contribuèrent à sensibilier l'opinion américaine. Ce fut deux suicides par le feu pour protester contre la guerre : le premier le 2 novembre 1965, exécuté par Norman Morrison devant le Pentagone, et le second fut celui d'Alice Hertz la même année à Detroit.

Le 15 octobre 1969, ils furent 100 000 à manifester à Boston contre la guerre. En 1970, des manifestations de même ampleur eurent lieu toute l'année à Washington.Et la protestation gagna même la classe moyenne et les professions libérales, ce qui est relativement rare.

Autour du gouvernement, voire même au sein du gouvernement, des voix commencèrent également à s'élever, comme celle de Daniel Ellsberg. Avec son ami Anthony Russo, ils publièrent des documents secrets, envoyés aux membres du Congrès et au New York Times qui commença à diffuser dès juin 1971 des extraits connus sous le nom de Pentagon Papers.

Des prêtres et des religieuses catholiques se joignirent à la protestation, comme le père Philip Berrigan, le frère de Daniel Berrigan, ou Mary Moylan.

Lorsque Nixon commanda d'envahir le Cambodge, les protestations attinrent un paroxysme. Le 4 mai 1970, la garde nationale fit 4 morts et un paralysé parmi les étudiants de la Kent State University, ce qui provoqua la plus grande grève estudiantine jamais vue dans le pays, touchant 400 universités et collèges. Le FBI compte 1785 manifestations au cours de l'année scolaire 1969-1970.

 

>> La fin de l'engagement des Etats-Unis au Vietnam

 

En août 1965, 61% des Américains pensaient que l'engagement au Vietnam n'était pas une mauvaise chose.  Le rapport fut inversé en mai 1971 : 61% considérant que l'engagement au Vietnam était une mauvaise chose.

Cette désapprobation était la plus forte chez les personnes âgées de plus de 50 ans, chez les Noirs, et chez les femmes.

Les soldats eux-mêmes commencèrent à devenir pacifistes. Aux actes individuels de désobéissance suivirent les désertions, : 50 000 à 100 000 déserteurs. Une presse clandestine se développa dans les bases militaires, à partir de 1970. Même sur le front vietnamien, les militaires s'opposaient parfois à des actions de la guerre.

Ces hommes furent menacés d'être supprimés des rangs une fois que les Etats-Unis retirèrent leurs troupes en 1973. Il s'agissait d'environ 6000 hommes, parmi lesquels beaucoup de Noirs.

L'engagement américain au Vietnam prit en effet fin à l'automne 1973, après une ultime tentative pour faire reculer le Nord-Vietnam. Après le retrait, les Etats-Unis continuèrent de soutenir le gouvernement de Saigon, mais celui-ci vacilla sous les attaques du Nord-Vietnam en 1975 : Saigon fut nommé Ho Chi Minh-Ville et le Vietnam fut réunifié.

 

 

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