La science ne concerne pas l’accident, mais le toujours – Aristote

La science ne concerne pas l’accident, mais le toujours – Aristote

Une réflexion sur la ,
thème du concours des , par Aristote.

Aristote est l’auteur de Métaphysique

Aristote explique dans le Livre E, 2, de Métaphysique qu’il n’y a
pas de science de l’accident.
1. L’Être par accident n’est pas étudié
« l’Être par accident n’est l’objet d’aucune spéculation. La preuve,
c’est qu’aucune science, ni pratique, ni poétique, ni théorique, ne s’en
occupe
« 
Aristote, Métaphysique, E, 2
Aristote donne un exemple : « Le constructeur d’une maison, en effet, ne
produit pas les accidents divers dont la construction de la maison est
accompagnée, car ils sont en nombre infini.
 »
Quelques explications pour comprendre :
« par accident » signifie que cet Être a été modifié sans en détruire ou en
altérer la substance. Exemple : un chien avec de longs poils qui devient un
chien avec les poils rasés.
Aristote distingue trois grandes catégories de science : pratique, poétique,
et théorique.

2. La science s’occupe du toujours
« Toute science a pour objet, en effet, ce qui est toujours, ou ce qui
est le plus souvent. Comment, sans cela, apprendre soi-même, ou enseigner
autrui ?
« 
Aristote, Métaphysique, E, 2
Aristote donne de nouveau un exemple pour mieux comprendre : « Ainsi, que
l’hydromel soit bon pour la fièvre, c’est ce qui arrive le plus souvent.
Mais on ne pourra déterminer les conditions de l’exception et dire quand
la chose n’arrive pas, par exemple, à la nouvelle lune, car même ce qui
arrive à la nouvelle lune arrive alors soit toujours, soit le plus souvent
; mais l’accident échappe à ces règles.
 »

em

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