Les Républiques ne sont pas éternelles

C'est Platon qui l'affirme, comme le relate Jean Bodin, dans son IVe livre de la République : les Républiques se meurent, comme toute chose.

 

Républiques souffrent changement par nature. En sorte que Platon, n'ayant pas encore connaissance des mouvements célestes, et beaucoup moins de leurs effets, a dit que la République qu'il avait ordonnée, et qui semblait si parfaite à plusieurs qu'elle dût être éternelle, prendrait son changement, et puis serait ruinée, [quoiqu'elle] ne changeât ses lois : comme toutes autres choses, disait-il, qui sont en ce monde. De sorte qu'il semble que ni toutes les belles lois et ordonnances, ni toute la sagesse et vertu des hommes ne sauraient empêcher la ruine d'une République.

 

Jean BODIN, IVe livre de la République, chapitre 2 

 

Ainsi on aura beau constituer la République la plus solide possible, et c'est ce qu'avait entrepris Platon, elle risque de dépérir même sans changer ses lois.

 

Qu'est-ce que le Roi Philosophe ?

Le roi philosophe est un concept qui nous vient de Platon.

Dans la République, livre V, 473d, Platon insiste sur le fait que philosophie et royauté doivent coïncider. Sans quoi, le royaume sera toujours sujet aux troubles.

Ainsi écrit Platon :

« À moins que, dis-je, les philosophes n'arrivent à régner dans les cités, ou à moins que ceux qui à présent sont appelés rois et dynastes ne philosophent de manière authentique et satisfaisante et que viennent coïncider l'un avec l'autre pouvoir politique et philosophie ; à moins que les naturels nombreux de ceux qui à présent se tournent séparément vers l'un ou l'autre n'en soient empêchés de force, il n'y aura pas, mon ami Glaucon, de terme aux maux des cités ni, il me semble, à ceux du genre humain »

 

Dans le cadre du Concours des IEP sur le thème des Révolutions, il est alors possible de se demander si dans le cas où royauté et philosophie coïncideraient ainsi que le souhaite Platon, les Révolutions cesseraient d'être nécessaires, et donc disparaîtraient ?

 

4 Citations de Platon sur la justice (Livre Ier de la République)

Les citations suivantes sont tirées de la traduction de Victor Cousin, La République - (Platon), tomes neuvième et dixième, Livre Ier

 

Socrate parle d'une discussion qu'ont entretenu la veille chez Polémarque lui-même, Glaucon, Thrasymaque, Adimante et leurs deux invités.

 

Platon par Raphaël, dans la peinture L'École d'Athènes

 

La justice n'est pas forcément dire la vérité :

 

 

    « Par exemple, si un homme atteint de folie redemandait à son ami les armes qu'il lui a confiées dans le plein exercice de sa raison, tout le monde convient qu'il ne faudrait pas les lui rendre, et qu'il y aurait de l'injustice à le faire, comme à vouloir lui dire toute la vérité dans l'état où il se trouve.

    La justice ne consiste donc pas précisément à dire la vérité, et à rendre à chacun ce qui lui appartient. »

 

Citation de La République (Livre Ier) - Platon

 

La justice n'est pas faire du bien à ceux qu'on aime, et faire du mal aux ennemis

 

    « Si donc quelqu’un dit que la justice consiste à rendre à chacun ce qu’on lui doit, et s’il entend par là que l’homme juste doit du mal à ses ennemis comme il doit du bien à ses amis, ce langage n’est pas celui d’un sage, car il n’est pas conforme à la vérité : nous venons de voir que jamais il n’est juste de faire du mal à personne. »

 

Citation de La République (Livre Ier) - Platon

 

La justice est une vertu, l'injustice un vice

 

    « Après que nous fûmes tombés d’accord que la justice était vertu et habileté, et l’injustice vice et ignorance »

 

Citation de La République (Livre Ier) - Platon

 

L'injustice est moins avantageuse que la justice

 

    « Il est donc faux, divin Thrasymaque, que l’injustice soit plus avantageuse que la justice. »

 

Citation de La République (Livre Ier) - Platon

 

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