Définitions de la Science

La notion au singulier féminin de "la Science" est bien complexe, c'est pourquoi il est important dans un sujet de Culture générale des IEP de développer quoi qu'il arrive le problème de la définition, et d'en éclaircir les limites.

Tout d'abord, est-ce la science ? Les sciences ?

Parle-t-on de la Science au sens courant, les sciences mathématiques ? Ou parle-t-on de la science au sens large et étymologique de la science - latin scientia (« connaissance »).

Ainsi, la philosophie serait une science.
 

>> Définition générale

Somme de connaissances qu'un individu possède ou peut acquérir par l'étude, la réflexion ou l'expérience.
 

>> Définition du dictionnaire de l'Académie française 8e édition (1932-1935)

Connaissance exacte qu'on a de quelque chose.  Je sais cela de science certaine.
Il signifie particulièrement Système de connaissances rationnelles ou expérimentales sur un objet déterminé. Les sciences naturelles.
Il se dit absolument et au singulier de l'Ensemble des connaissances acquises par l'étude.
La science infuse, Celle qui est surnaturelle, qui vient de Dieu par inspiration.
 

>> Définition du Robert

Ce que l'on sait pour l'avoir appris, ce que l'on tient pour vrai au sens large. L'ensemble de connaissances, d'études d'une valeur universelle, caractérisées par un objet (domaine) et une méthode déterminés, et fondées sur des relations objectives vérifiables [sens restreint]
 

>> Pour comprendre : deux définitions de Wikipédia
 

Sens large :
Le mot science est un polysème, recouvrant principalement trois acceptions5 :
1. Savoir, connaissance de certaines choses qui servent à la conduite de la vie ou à celle des affaires.
2. Ensemble des connaissances acquises par l’étude ou la pratique.
3. Hiérarchisation, organisation et synthèse des connaissances au travers de principes généraux (théories, lois, etc.)

Sens restreint :
La connaissance claire et certaine de quelque chose, fondée soit sur des principes évidents et des démonstrations, soit sur des raisonnements expérimentaux, ou encore sur l'analyse des sociétés et des faits humains. (Michel Blay)
1. les sciences exactes, comprenant les mathématiques et les « sciences mathématisées » comme la physique théorique ;
2. les sciences physico-chimiques et expérimentales (sciences de la nature et de la matière, biologie, médecine) ;
3. les sciences humaines, qui concernent l'Homme, son histoire, son comportement, la langue, le social, le psychologique, le politique.

 

>> Synonymes :

savoir, capacité, habileté, art, compétence, instruction, expérience, connaissance, bagage, adresse, érudition, secret, sagesse, profondeur, connaissances, culture, discipline, omniscience, technique, vérité, étude

 
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I. Les actes juridiques

A. Différents types d'actes juridiques

Un acte juridique est la manifestation d'une volonté pour créer, modifier ou éteindre des droits juridiques.

1. Classification selon les conditions de formation de l'acte

Il est possible de distinguer les actes unilatéraux (volonté d'une seule personne) des actes bilatéraux (deux personnes) ou plurilatéraux (plusieurs personnes).

Il est aussi possible de distinguer les actes consensuels (où le simple échange des consentements suffit) des actes solennels (qui imposent l'accomplissement d'un formalisme de solennité, comme la rédaction d'un écrit).

2. Classification selon l'objet de l'acte

Le droit distingue :

- les actes conservatoires, qui permettent de sauvegarder un bien ou droit

- des actes d'administration, qui consistent à faire fructifier un bien sans compromettre sa valeur en capital

- et des actes de disposition, qui impliquent la transmission d'un droit ou d'un bien.

Il distingue également les actes à titre onéreux : chaque partie doit donner ou faire quelque chose selon l'article 1105 du code civil, des actes à titre gratuit, qui sont des actes désintéressés.

Une autre distinction peut encore être faite : les actes entre vifs produisent des effets du vivant des partis, tandis que les actes pour cause de mort n'ont de valeur qu'en considération d'un décès.

B. Les conditions de validité des actes juridiques

1. Les conditions de fond

L'article 1108 du code civil établit quatre conditions :

- la capacité de s'engager : pour établir un contrat, il faut ne pas être déclaré incapable par la loi (ainsi les mineurs ont une incapacité d'exercice)

- le consentement libre et éclairé : "il n'y a point de consentement valable si le consentement n'a été donné que par erreur ou s'il a été extorqué par violence ou surpris par dol" selon l'article 1109 du code civil.

- l'objet : un acte juridique doit avoir un objet : il s'agit de la nature de l'opération juridique (vente, bail, échange, etc.) ou de ce à quoi les parties s'engagent. Cet objet doit être matériellement possible et licite. L'article 1126 du code civil établit que l'objet peut être la chose qu'une partie s'oblige à donner ou la prestation qu'elle s'oblige à faire ou à ne pas faire.

- la cause : un acte juridique doit indiquer la cause, c'est-à-dire le but immédiat de l'acte, et les motivations des parties.

2. Les conditions de forme

Les actes juridiques ne sont pas soumis à une règle de forme, sauf pour les contrats solennels qui exigent un certain respect de formes.

3. Les sanctions des conditions de formation

Un acte juridique qui ne respecterait par les conditions de formation est déclaré nul.

Les nullités relatives concernent la violation de règles protectrices des intérêts privés, tandis que les nullités absolues concernent la violation de règles protectrices de l'intérêt général.

C. Les effets des actes juridiques

1. Les effets de l'acte entre les parties

"les conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites" selon l'article 1134 du code civil.

Le contrat peut alors être révoqué seulement par un accord commun des parties.

2. Les effets de l'acte vis-à-vis des tiers

L'article 1165 du code civil dispose que les conventions et contrats n'ont d'effet qu'entre les parties contractantes.

Il existe des exceptions, et en particulier les contrats qui impliquent un tiers, comme la stipulation pour autrui selon laquelle une personne doit donner ou faire quelque chose au profit d'un tiers.

-> Sommaire des fiches d'Introduction au droit <-

I. Les personnes physiques

A. Le statut juridique de la personne physique

Chaque personne a une personnalité juridique, c'est-à-dire est titulaire de droits et d'obligations.

La personnalité juridique commence à la naissance, et dès qu'il est dans l'intérêt d'un enfant conçu d'avoir une personnalité juridique. Elle se termine à la mort.

Chaque personne possède ainsi un état civil et un état politique. L'état civil comprend toutes les qualités de la personne concernant le droit privé (situation familiale, âge, etc.), tandis que l'état politique comprend toutes les qualités de la personne concernant le droit public (nationalité, etc.).

B. L'identification de la personne physique

1. Le nom et ses accessoires

Le nom est soumis à une règlementation en France. Les parents choisissent le nom de famille de l'enfant : le nom du père, celui de la mère, ou les deux noms accolés.

Le nom peut aussi se transmetre par le mariage en vertu du droit coutumier.

Le nom est imprescriptible, inaliénable et en principe immuable, même s'il est possible de faire une demande pour franciser le nom, ou changer de nom pour un motif légitime.

La loi de 1993 prévoit que le prénom d'un enfant est choisi par les parents, tant qu'il reste dans l'intérêt de l'enfant, et qu'il ne lui porte pas de préjudice.

2. Le domicile

Le domicile correspond au lieu où une personne a son principal établissement selon l'article 102 du Code civil. Au sens du Code pénal, le domicile est le « lieu où une personne, qu'elle y habite ou non, a le droit de se dire chez elle ».

Le domicile est le lieu où se trouvent les intérêts d'un individu. Il répond à deux caractéristiques :

- Le domicile est obligatoire : toute personne doit avoir un domicile.

- Le domicile est unique : chaque individu n'a qu'un seul domicile.

C. La capacité de la personne physique

Tout individu a des droits et des devoirs, et a la capacité de les exercer. Il existe cependant des exceptions de deux sortes, pour protéger une personne ou la société :

1. L'incapacité de jouissance

L'incapacité de jouissance empêche un individu de jouir de certains de ses droits, en particulier des actes de la vie juridique.

2. L'incapacité d'exercice

L'incapacité d'exercice conserve les droits d'un individu, mais l'empêche de les exercer par lui-même.