Cours sur le travail : Le travail entre mythes et croyances


Intégrer Sciences Po vous propose une série de 4 cours exclusifs sur le travail !

L'objectif ? Réussir avec brio le concours sur le travail. Comment ? Ce dossier vous apportera toutes les bases, tous les fondamentaux, pour votre révision sur le thème du travail.

Avec cette série de cours, vous connaîtrez tous les points essentiels qui ont forgé le concept de travail ! Il vous permettra ainsi d'approfondir sereinement par la suite vos connaissances sur le thème du travail.

 

 

Cours sur le travail

 

 

 

 

Chapitre 1 - Le travail entre mythes et croyances



Introduction :

 

 

 

Genèse


«  Il dit à la femme: J'augmenterai la souffrance de tes grossesses, tu enfanteras avec douleur, et tes désirs se porteront vers ton mari, mais il dominera sur toi. Il dit à l'homme: Puisque tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé de l'arbre au sujet duquel je t'avais donné cet ordre: Tu n'en mangeras point! le sol sera maudit à cause de toi. C'est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie »

 

 

 

La Genèse, 3.16, et 3.17




La Genèse donne deux idées du travail : le travail lors de l'accouchement dans la souffrance « tu enfanteras avec douleur », et le travail comme nécessité pour subvenir à ses besoins : « C'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain ».

Le travail pourrait être ainsi considéré comme une tâche pénible, une souffrance, ou en l'occurrence une punition divine.

Le travail pourtant procure bien des avantages. Comment penser alors cette relation des civilisations au travail ? Le travail est-il bien cette activités de souffrance, comme le laisserait entendre l'étymologie – le tripalium est un « instrument de torture à trois poutres » -, ou plutôt une activité qui contribue au bonheur de l'homme et lui permet de trouver sa liberté ? Les mythes et les croyances ne seraient-ils pas ces structures qui ont permis l'évolution de la considération au travail ?

Le travail s'avère en effet un processus nécessaire à l'homme par opposition au loisir et dont l'homme cherche à s'affranchir. Le travail se révèle être davantage encore, en tant que moyen pour l'homme de s'accomplir en domptant la nature et de réaliser pleinement sa nature humaine.



I. Le travail, une terrible nécessité

 

 

 

I. A. Le travail s'oppose au loisir
I. B. L'esclavage pour s'affranchir du travail


II. Le travail permet à l'homme de s'accomplir

A. Le travail permet aux hommes de survivre et de progresser
B. La vocation au travail

 

 

 

 

 

 

 

-> Best-Of sur le Travail pour les IEP <-
-> Best-Of sur la Culture pour les IEP <-

Les 3 idées de Claude Lévi-Strauss sur la culture

Qu'est-ce que la culture ? C'est la question à laquelle tente de répondre Claude Levi-Strauss dans ses écrits Race et Histoire.

 

>> 3 enseignements sur la culture de Claude Lévi-Strauss

Lévi-Strauss a étudié la culture
Claude Lévi-Strauss a étudié la notion de culture

 

Dans son analyse, Claude Levi-Strauss relève en particuliers trois points concernant la culture :

1. L'homme refuse les autres cultures que la sienne, et tend à les fuir, il les "répudie".

2. Ainsi l'homme appelle culture tout ce qui ne correspond aux normes qu'il a fixées

3. C'est donc en refusant d'autres cultures, en refusant cette pluralité des cultures, que l'homme institue sa propre culture

 

>> Extrait d'un texte de Claude Lévi-Strauss sur la culture

 

L'attitude la plus ancienne, et qui repose sans doute sur des fondements psychologiques solides puisqu'elle tend à réapparaître chez chacun de nous quand nous sommes placés jans une situation inattendue, consiste à répudier purement et simplement les formes culturelles : morales, religieuses, sociales, esthétiques, qui sont les plus éloignées de celles auxquelles nous nous identifions. "Habitudes de sauvages cela n'est pas de chez nous ", " on ne devrait pas permettre cela ", etc., autant de réactions grossières qui traduisent ce même frisson, cette même répulsion, en présence de manières de vivre, de croire ou de penser qui nous sont étrangères. Ainsi l'Antiquité confondait-elle tout ce qui ne participait pas de la culture grecque (puis gréco-romaine) sous le même nom de barbare ; la civilisation occidentale a ensuite utilisé le terme de sauvage dans le même sens. Or derrière ces épithètes se dissimule un même jugement : il est probable que le mot barbare se réfère étymologiquement à la confusion et à l'inarticulation du chant des oiseaux, opposées à la valeur signifiante du langage humain ; et sauvage, qui veut dire " de la forêt ", évoque aussi un genre de vie animale, par opposition à la culture humaine. Dans les deux cas, on refuse d'admettre le fait même de la diversité culturelle ; on préfère rejeter hors de la culture, dans la nature, tout ce qui ne se conforme pas à la norme sous laquelle on vit.

Claude Levi-Strauss, Race et Histoire, Unesco, 1952

 

-> La culture : tous les cours pour les IEP <-

 

l'inarticulation du chant des oiseaux
"il est probable que le mot barbare
se réfère étymologiquement à la confusion et à l'inarticulation du chant des oiseaux,
opposées à la valeur signifiante du langage humain
"