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(Réflexion) Le secret : essentiel pour bien vivre ?

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 09 octobre 2018

Sans secret, il n'est point de relation possible.

Vous pouvez vous représenter le secret comme un lieu caché, ténébreux. Mais en sens inverse, s'il n'y avait pas de secret, tout serait pur. Cette pureté évoque le paradis, où plus rien n'a de secret pour personne, mais aussi le néant, qui est "pur", il n'est rien. Il n'y a rien à y trouver.

L'ennui extrême apparaît alors, si plus rien n'est secret, si tout est on ne peut plus clair.

Le secret, c'est ce qui rend curieux, qui rend intéressant. Si tout est su, si tout est clair, il n'y a plus de relation humaine possible, il n'y a plus d'état humain possible.

Si le paradis existe, alors nous serons heureux de ne plus vivre dans le secret, car l'ennui n'existera pas non plus. Si finalement ce paradis n'est que le néant, nous n'aurons pas plus d'ennui, mais vu de notre point de vue d'humain, tout sera extrêmement ennuyeux.

Ces deux hypothèses, par mise en abîme, sont exactement ce qui rend la vie intéressante ; car il y a un secret, ou un mystère, pour savoir ce qui se passe après la mort. Certes les autres secrets rendraient la vie humaine excitante, mais s'il n'y avait absolument plus aucun secret, plus aucune zone d'ombre, il n'y aurait plus aucune nécessité d'apprendre, plus de relation humaine, plus de découverte, etc.

Le secret semble donc essentiel pour vivre bien, d'un point de vue humain.

 

-> Citations sur le Secret

 

-> Culture générale : le Secret <-

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L'engagement comme accomplissement de l'homme - Confucius

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 28 décembre 2014

« À présent, pour être un homme accompli, est-il nécessaire de réunir toutes ces qualités ? Celui qui, en présence d'un profit à retirer, se rappelle la justice ; qui, en face du danger, risque sa vie, qui, même après de longues années, n'oublie pas ses engagements ; celui-là peut aussi être considéré comme un homme accompli. »
 

Confucius, Lun Yu – Les Entretiens de Confucius


Commentaire :

Confucius est un sage chinois, dont les enseignements ont servi de doctrine en Chine jusqu'au XXe siècle. Confucius est né en 551 avant JC et il est mort en 479 avant JC.

Dans ce passage des Entretiens, il montre comment suivre ses engagements jusqu'au bout constitue une manière authentique pour l'homme de s'accomplir pleinement. L'engagement est rapproché du courage, implicite dans l'expression "qui, en face du danger, risque sa vie". Tenir ses engagements représente aussi une épreuve du temps. Le principal enjeu réside dans la continuité des actions et des engagements : "même après de longues années, n'oublie pas". C'est parce qu'il a tenu ses engagements après une longue période, c'est-à-dire quoi qu'il arrive, fidèlement, et sans oublier - que ce soit un oubli involontaire ou volontaire - que l'homme s'accomplit.

 

 

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Les 3 idées de Claude Lévi-Strauss sur la culture

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 15 mars 2014

Qu'est-ce que la culture ? C'est la question à laquelle tente de répondre Claude Levi-Strauss dans ses écrits Race et Histoire.

 

>> 3 enseignements sur la culture de Claude Lévi-Strauss

Lévi-Strauss a étudié la culture
Claude Lévi-Strauss a étudié la notion de culture

 

Dans son analyse, Claude Levi-Strauss relève en particuliers trois points concernant la culture :

1. L'homme refuse les autres cultures que la sienne, et tend à les fuir, il les "répudie".

2. Ainsi l'homme appelle culture tout ce qui ne correspond aux normes qu'il a fixées

3. C'est donc en refusant d'autres cultures, en refusant cette pluralité des cultures, que l'homme institue sa propre culture

 

>> Extrait d'un texte de Claude Lévi-Strauss sur la culture

 

L'attitude la plus ancienne, et qui repose sans doute sur des fondements psychologiques solides puisqu'elle tend à réapparaître chez chacun de nous quand nous sommes placés jans une situation inattendue, consiste à répudier purement et simplement les formes culturelles : morales, religieuses, sociales, esthétiques, qui sont les plus éloignées de celles auxquelles nous nous identifions. "Habitudes de sauvages cela n'est pas de chez nous ", " on ne devrait pas permettre cela ", etc., autant de réactions grossières qui traduisent ce même frisson, cette même répulsion, en présence de manières de vivre, de croire ou de penser qui nous sont étrangères. Ainsi l'Antiquité confondait-elle tout ce qui ne participait pas de la culture grecque (puis gréco-romaine) sous le même nom de barbare ; la civilisation occidentale a ensuite utilisé le terme de sauvage dans le même sens. Or derrière ces épithètes se dissimule un même jugement : il est probable que le mot barbare se réfère étymologiquement à la confusion et à l'inarticulation du chant des oiseaux, opposées à la valeur signifiante du langage humain ; et sauvage, qui veut dire " de la forêt ", évoque aussi un genre de vie animale, par opposition à la culture humaine. Dans les deux cas, on refuse d'admettre le fait même de la diversité culturelle ; on préfère rejeter hors de la culture, dans la nature, tout ce qui ne se conforme pas à la norme sous laquelle on vit.

Claude Levi-Strauss, Race et Histoire, Unesco, 1952

 

-> La culture : tous les cours pour les IEP <-

 

l'inarticulation du chant des oiseaux
"il est probable que le mot barbare
se réfère étymologiquement à la confusion et à l'inarticulation du chant des oiseaux,
opposées à la valeur signifiante du langage humain
"

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Travail : la course entre l'homme et la machine

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 22 février 2014

Cette semaine est paru dans Philosophie magazine un article sur le travail. Intitulé "Trvail : la course entre l'homme et la machine", cet article éclaire par quelques chiffres et une analyse les liens entre formation des hommes, travail de la machine, société.

Pour voir en grandeur réelle, cliquer sur l'image :

<img alt="" data-cke-saved-src="http://www.integrersciencespo.fr/data/images/travail-et-culture/travail/travail-la-course-entre-l-homme-et-la-machine.jpg" src="http://www.integrersciencespo.fr/data/images/travail-et-culture/travail/travail-la-course-entre-l-homme-et-la-machine.jpg" style="width=" 436"="" height="600">

 

 

 

-> Best-Of des articles sur le TRAVAIL pour les IEP

-> Best-Of des articles sur la CULTURE pour les IEP

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I.Le travail cherche à soumettre la nature A. L'Homo faber

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 10 novembre 2013

 

I. Le travail cherche à soumettre la nature

 

A. L'Homo faber

 

Il est dans la nature de l'homme de travailler. C'est ce que signifie Benjamin Franklin lorsqu'il énonce que l'homme est un « toolmaking animal » : « L'homme est un animal fabricateur d'outils ».

La notion de Homo faber est utilisée pour décrire cet homme voué au travail, à la fabrication d'outils.

Henri Bergson dans L'Évolution créatrice (1907) soutient au chapitre II :

 

« En définitive, l'intelligence, envisagée dans ce qui en paraît être la démarche originelle, est la faculté de fabriquer les objets artificiels, en particulier des outils à faire des outils, et d'en varier indéfiniment la fabrication »

 

Henri Bergson, L’Évolution créatrice, 1907

 

 

Tout au long de son évolution, l'homme a ainsi réussi grâce à son travail à s'approprier la nature.

L'homo habilis réalise il y a 2,5 millions d'années les premiers outils simples. Son habitat commence à s'organiser il y a 750 000 ans, et il maîtrise enfin le feu 300 000 ans plus tard. L'art pariétal se développe il y a 20 000 ans. Au Mésolithique, l'économie de chasse et de cueillette fait place à la production agricole.

 

Cette évolution des aptitudes de l'homme, qui utilise la nature pour la mettre à son service, s'est prolongée jusqu'à aujourd'hui, avec un rapport de plus en plus violent avec la nature. Si le moulin ne faisait que prélever au passage la nature, la machine à vapeur contraint la matière, et désormais la fission nucléaire libère une quantité d'énergie énorme, au cœur de la matière infime.

 

C'est ainsi que l'homme a pu étendre son emprise sur la nature.

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