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Culture générale : Radicalités

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 06 juillet 2017

 

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Lettre à Schuller - Baruch Spinoza

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 03 juillet 2017

 

J'appelle libre, quant à moi, une chose qui est et agit par la seule nécessité de sa nature ; contrainte, celle qui est déterminée par une autre à exister et à agir d'une certaine façon déterminée.

Spinoza pose une double définition : ce qui est libre, et ce qui est contraint. Ce qui est libre correspond à ce qui n'est opprimé par rien, qui existe selon sa propre nécessité. Au contraire, est contraint, ce qui est déterminé par une autre chose, par une autre chose qui modifie son être.

 

Dieu, par exemple, existe librement bien que nécessairement parce qu'il existe par la seule nécessité de sa nature. De même aussi Dieu se connaît lui-même librement parce qu'il existe par la seule nécessité de sa nature. De même aussi Dieu se connaît lui-même et connaît toutes choses librement, parce qu'il suit de la seule nécessité de sa nature que Dieu connaisse toutes choses. Vous le voyez bien, je ne fais pas consister la liberté dans un libre décret mais dans une libre nécessité.

Dieu est lui-même libre. Car il est et agit par la seule nécessité de sa nature.

Mais descendons aux choses créées qui sont toutes déterminées par des causes extérieures à exister et à agir d'une certaine façon déterminée. Pour rendre cela clair et intelligible, concevons une chose très simple : une pierre par exemple reçoit d'une cause extérieure qui la pousse, une certaine quantité de mouvements et, l'impulsion de la cause extérieure venant à cesser, elle continuera à se mouvoir nécessairement. Cette persistance de la pierre dans le mouvement est une contrainte, non parce qu'elle est nécessaire, mais parce qu'elle doit être définie par l'impulsion d'une cause extérieure. Et ce qui est vrai de la pierre il faut l'entendre de toute chose singulière, quelle que soit la complexité qu'il vous plaise de lui attribuer, si nombreuses que puissent être ses aptitudes, parce que toute chose singulière est nécessairement déterminée par une cause extérieure à exister et à agir d'une certaine manière déterminée.

Spinoza utilise la comparaison avec une pierre. La pierre est contrainte lorsque quelque chose la pousse.

 

Concevez maintenant, si vous voulez bien, que la pierre, tandis qu'elle continue de se mouvoir, pense et sache qu'elle fait effort, autant qu'elle peut, pour se mouvoir. Cette pierre assurément, puisqu'elle a conscience de son effort seulement et qu'elle n'est en aucune façon indifférente, croira qu'elle est très libre et qu'elle ne persévère dans son mouvement que parce qu'elle le veut.

Spinoza fait le lien avec la conscience. Nous sommes tous conscients de nos mouvements. Nous sommes conscients de nos action. Pour autant, sommes-nous libres ?

 

Telle est cette liberté humaine que tous se vantent de posséder et qui consiste en cela seul que les hommes ont conscience de leurs appétits et ignorent les causes qui les déterminent. Un enfant croit librement appéter le lait, un jeune garçon irrité vouloir se venger et, s'il est poltron, vouloir fuir. Un ivrogne croit dire par un libre décret de son âme ce qu'ensuite, revenu à la sobriété, il aurait voulu taire. De même un délirant, un bavard, et bien d'autres de même farine, croient agir par un libre décret de l'âme et non se laisser contraindre.

Il ne faut pas voir notre liberté comme un libre décret. Nous n'avons pas le libre arbitre. Nous sommes simplement conscients de nos actions, mais ces actions sont en quelque sorte destinées. Nous n'y pouvons rien. Nous ne pouvons que suivre ce que Dieu fait de nous, nécessairement, et sans qu'on puisse le modifier.

 

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Les 105 livres les plus importants à lire avant de mourir 5/5

Rédigé par Intégrer Sciences Po le 16 juin 2017

Avant de lire cette liste, assurez-vous d'avoir bien vu :

 

  1. Milan Kundera - L’Insoutenable Légèreté de l'être - 1984 : trois personnages, représentant trois idées. Ce roman est décidément philosophique. Deux concepts se conjuguent : la légèreté et la pesanteur. Prague sert de cadre à cette dualité, qui se retrouve dans l’opposition entre le monde occidental et soviétique.
  2. Patrick Süskind - Das Parfum - 1985 : XVIIIe siècle, France. (bien que l’auteur soit allemand). On suit l’histoire de Jean-Baptiste Grenouille, qui survit aux malheurs que lui oppose la vie. Et soudainement, c’est ce même héros qui devient le meurtrier, lorsqu’il ressent l’irrépressible envie de posséder un parfum. Il faut lire ce livre pour la description des odeurs, pour la peinture faite de la vie au XVIIIe siècle, de la société.
  3. Paulo Coelho - O Alquimista (The Alchemist) - 1988 : il s’agit-là d’un conte philosophique brésilien, mais le héros est espagnol. 150 millions d’exemplaires vendus à travers le monde et dans 80 langues, c’est un énorme succès.
  4. Michel Houellebecq - Les Particules élémentaires - 1998 : décrire la misère affective et sexuelle de l’homme occidental, tel est le sujet des Particules élémentaires. Le style d’écriture est assez particulier. Il faut le lire pour bien l’appréhender. L’histoire est celle de deux demi-frères, Bruno et Michel. Le contenu est assez explicite, à ne pas mettre entre toutes les mains.
  5. J.K. Rowling - Harry Potter - 1997-2007 : celui qui n’a jamais entendu parlé de Harry Potter vit sur une île déserte, perdue, depuis plus de vingt ans. Harry Potter est tout simplement le sommet de la littérature anglaise et du low-fantasy. Il a été traduit dans 75 langues, vendu à plus de 450 millions d’exemplaires. C’est un succès ex-cep-tion-nel. La lecture est addictive : vous aurez envie de dévorer chaque page, l’une après l’autre, tant les sept livres sont bien menés. Inutile de dire que d’avoir vu les films ne vous excuse pas de lire les livres : ces derniers valent beaucoup plus que leur adaptation.

 

 

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